PORTRAIT D'AUTEUR... Pascal Bouquillard, une dystopie coup de poing
Portrait d’auteur
Si on partait régulièrement à la rencontre d’un auteur de Publishroom Factory pour découvrir son parcours,
ses inspirations, ses motivations et ses aspirations. Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec Pascal Bouquillard,
auteur de « Eden, la solution finale ».
Zoom sur… Pascal Bouquillard, une dystopie coup de poing
Eden, la solution finale est né d’un choc. Ce roman dystopique a été écrit comme une libération, comme un cri. « Quand j’arrive aux États-Unis en 2012, je prends une claque. Je suis bouleversé par l’ampleur de l’exclusion, puis révolté par le niveau de corruption et par les mensonges – la fausse monnaie, la fausse Constitution, les faux représentants. Je réalise très vite que ces abominations ne sont pas l’apanage de mon pays d’adoption, mais qu’en France, j’étais trop occupé pour le réaliser. Que faire pour tenter d’influer sur les choses ? Écrire n’est ni mon métier ni ma vocation, mais c’est devenu pour moi une nécessité, un exutoire, la seule façon d’alerter et de résister », se souvient Pascal Bouquillard.
L’auteur s’est donc lancé dans l’écriture d’une dystopie sombre et sans concessions. Quatorze ans plus tard, il publie Eden, la solution finale, une politique-fiction où il dénonce la « techno-monarchie » et les dérives de nos sociétés modernes qui se sabordent à force de promesses d’un côté et de passivité de l’autre. Fort de son parcours d’expatrié et de nombreuses années de recherches et de réflexions, notamment au sein d’un groupe de discussion virtuel composé de citoyens français, ce musicien de formation décrypte et pousse dans leurs ultimes retranchements les bouleversements et les évolutions du monde contemporain. Il projette les lecteurs dans un futur dangereusement proche (2054), où la Terre en souffrance est devenue l’exclusivité de quelques-uns et la fosse commune de tous les autres.
Eden, la solution finale sonne comme un avertissement. Jusqu’où l’humanité est-elle prête à se laisser berner sans réagir ? Comment survivre alors que le plaisir tue, que l’espoir a disparu, que la nature est sacrifiée, que la science a été dévoyée, que les gouvernements ne sont que des façades ? Pascal Bouquillard, en partageant ses angoisses, pose des questions fondamentales et terriblement d’actualité : celles des limites du pouvoir, de la morale face au progrès technique, et offre la possibilité – l’espoir – d’une démocratie directe.
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