Nos 8 conseils pour écrire un premier roman
Nos 8 conseils pour écrire un premier roman
Écrire un premier roman est une aventure qui requiert patience et rigueur. Et c’est une aventure qui peut également effrayer. Pas de panique ! Déjà, ayez confiance en vous et en votre histoire. Et suivez nos conseils pour éviter pièges et écueils qui pourraient nuire à votre projet littéraire.
1. Bien connaître le genre littéraire de votre roman. Fantasy, historique, policier, etc. : à chacun ses codes. Le lecteur doit y retrouver les ingrédients qu’il aime. Imprégnez-vous, lisez des classiques de votre genre. L’idée n’est pas de copier, mais de maîtriser votre genre littéraire, de, pourquoi pas, détourner ces codes et de s’amuser avec eux. L’objectif restant de répondre aux attentes des lecteurs.
2. Ne vous lancez pas au fil de la plume. Un roman, une intrigue, des personnages, ça se réfléchit et se construit. Si vous vous lancez, comme ça, au gré de votre plume, c’est le meilleur moyen de vous perdre. Vous devez savoir où vous allez avant de vous lancer dans l’écriture. Une ligne directrice peut suffire à certains auteurs alors que d’autres ont plutôt besoin d’un plan (très) détaillé. Bref, pensez à la structure ! Ne négligez pas non plus une frise chronologique qui pourra s’avérer utile si votre histoire s’étend dans le temps ou à travers les générations. Fixez au moins en amont l’enjeu de votre roman et les caractéristiques de votre personnage principal (ou personnages principaux).
3. Soignez le début et la fin. Pensez que votre histoire doit intéresser le lecteur dès les premières pages. Posez donc le décor et l’enjeu d’entrée. L’incipit ÷ les premières pages de votre roman ÷ doit être marquant. Sur le même principe, ne « bâclez » surtout pas le point final de votre histoire, même si vous êtes un peu à bout de souffle et si vous avez hâte d’en terminer. Ne cédez pas à l’impatience et à la facilité ! La fin d’un livre est primordiale. Stop aux fins précipitées ! Ecrivez-la pour qu’elle soit naturelle et satisfaisante. Il faut la peaufiner pour ne pas laisser le lecteur sur une mauvaise impression, sur un goût d’inachevé. Un lecteur déçu et frustré est un lecteur perdu qui n’aura pas envie d’ouvrir vos prochains ouvrages.
4. Pensez à la narration. Votre narrateur sera-t-il interne ou externe ? Unique ou multiple ? Omniscient ou limité aux connaissances d’un personnage ? Tout est possible et intéressant, mais vous devez choisir avec soin. Il faudra veiller à être harmonieux et cohérent : si, au début du roman, le narrateur n’est pas omniscient, il ne peut pas, tout à coup, tout savoir de l’intrigue et des autres personnages. Par ailleurs, pensez à varier pour éviter la monotonie. Il ne faut pas hésiter àchanger le rythme de la narration. Dialogues, descriptions, flashbacks, montrer plutôt que dire : différents outils littéraires sont à votre disposition.
5. Travaillez vos personnages principaux et secondaires. Physique, psychologie, caractère, manies, famille, passé, évolution, etc. : soignez la construction de vos personnages principaux. Et gare aux stéréotypes et aux caricatures ! Rendez-les complexes, denses et nuancés. N’oubliez pas vos personnages secondaires. Accordez-leur le temps nécessaire pour trouver le bon équilibre entre eux et les principaux. Une erreur fréquente consiste à créer des personnages secondaires seulement utiles au héros ou à l’héroïne et qui finissent par disparaître. Ils font pourtant partie de l’histoire à part entière et peuvent, s’ils sont bien construits, tenir un rôle important.
6. Faites le tri dans vos idées. Quand un auteur veut tout dire, il obtient un résultat brouillon. Triez, épurez, pour vous en tenir à la ligne directrice définie au départ. Inutile de distiller une multitude de messages : gardez votre cap et soyez focus. Les idées que vous abandonnez en cours de route vous serviront dans vos futurs romans.
7. Trouvez votre style. Inutile d’en faire trop. Misez plutôt sur la simplicité qui permettra de rendre votre roman fluide et agréable à lire. Même si votre histoire et vos personnages sont géniaux, il faut que la forme suive. Sinon, le lecteur sera déçu.
Faites attention :
- aux adverbes et aux adjectifs qui peuvent alourdir quand on en abuse
- aux phrases trop longues ou malconstruites : il n’y a rien de pire pour un lecteur que de se perdre dans une phrase et de devoir la relire plusieurs fois pour la comprendre
- aux mots « ronflants » que vous estimezlittéraires ou originaux, aux mots anciens ou rares : on dit non au style ampoulé
- aux clichés et aux expressions toutes faites qui peuvent être grotesques s’ils sont mal exploités
Et puis, misez sur vos cinq sens. Vue, odorat, goût, toucher, ouïe : écrivez avec tous vos sens en alerte. Vous créerez ainsi des ambiances, des péripéties et des personnages crédibles et prenants. Votre lecteur sera comme immergé, happé par votre style.
Comme le disait Colette, « il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne ». Sacré programme…
8. Relisez-vous (et même, faites-vous relire) ! Un premier jet ne sera jamais le bon. Laissez-vous du temps, faites des pauses, revenez sur votre manuscrit. Vous devrez relire votre manuscrit, le corriger sur le fond et la forme, vous questionner, réécrire des passages, couper, ajouter. N’hésitez pas à vous faire aider par des proches ou des professionnels. Un troisième œil est toujours le bienvenu. Ecrire un roman est un travail de longue haleine.
Crédit : waldryano/Pixabay
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