PORTRAIT D'AUTEUR... Philippe Noguès, de député à romancier
Portrait d’auteur
Si on partait régulièrement à la rencontre d’un auteur de Publishroom Factory pour découvrir son parcours,
ses inspirations, ses motivations et ses aspirations. Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec Philippe Noguès,
auteur de « On ne les avait jamais essayés ».
Zoom sur... Philippe Noguès, de député à romancier
Il n’existe pas qu’une seule forme d’engagement. Philippe Noguès en est la preuve. Homme de conviction, il a été député du Morbihan de 2012 à 2017 et l'un des artisans de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales. Il n’exerce plus aujourd’hui de mandat, mais n’en reste pas moins attentif et continue à faire entendre sa voix grâce à l’écriture. Il propose une chronique politique hebdomadaire sur les réseaux sociaux sous la marque « Une voix de gauche » et publie désormais On ne les avait jamais essayés, son premier roman. « Ce livre est un avertissement. Je l'ai écrit pour qu'il ne devienne jamais un témoignage », écrit-t-il.
Sept mois avant la présidentielle, Philippe Noguès se projette : le 2 mai 2027, Marine Le Pen est élue présidente de la République dans un pays qui s'est tu à 52 % d'abstention. Un homme est interpellé chez lui pour avoir continué à parler. Les journaux, eux, continuent à paraître, pleins d'articles réécrits jusqu'à ne plus rien dire. Dans cette fiction politique, il déroule son scénario du pire, décrit le glissement qui s’opère dans l’indifférence et raconte l'après de l'intérieur, à hauteur de guichet et de café de quartier, dans le pays de Lorient où il vit.
« Ce livre est né un matin, bien avant l'élection qu'il raconte. J'avais lu les journaux du jour, et un énième sondage donnait l'extrême droite gagnante à la prochaine présidentielle. Je me suis posé une question simple : qu'est-ce que je ressentirais, au réveil, le lendemain de cette victoire ? La réponse est venue tout de suite : la honte. Ce matin imaginé est devenu la première page du roman : un homme se réveille, et son pays a basculé. Tout le reste en a découlé », se souvient l’auteur qui aurait pu choisir de publier un essai politique, mais qui a préféré la force et la liberté du roman pour décrire « ce que serait la vie dans cette France-là, quand une société apprend à vivre avec ce qu'elle a laissé faire ».
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