Nos astuces pour rédiger un bon résumé de quatrième de couverture
Nos astuces pour rédiger un bon résumé de quatrième de couverture
Le mot d’ordre : convaincre. Le résumé de la quatrième de couverture est certainement le texte le plus important de votre livre. Vous doutez ? Pourtant, s’il n’est pas à la hauteur, les ventes s’en ressentiront. CQFD. Avec le titre et la couverture, il doit aider le lecteur dans sa prise de décision et le guider vers l’achat. C’est donc une étape primordiale, d’autant plus en autoédition. Et c’est un exercice littéraire autant qu’un exercice marketing ! Il ne s’agit pas d’un simple résumé comme on en faisait à l’école. Il ne faut pas se contenter de raconter, il faut convaincre, susciter l’intérêt, la curiosité et l’envie. Écrire ces quelques lignes est un véritable travail d’orfèvre qui répond à des règles simples, mais essentielles.
Les 6 conseils à suivre
1. Ne vous précipitez pas, allez chercher l’inspiration. Le résumé de la quatrième de couverture n’est vraiment pas à négliger. Il ne doit pas être rédigé à la va-vite. Il mérite qu’on y réfléchisse, qu’on s’y attarde, qu’on s’imprègne. Dans votre bibliothèque ou chez votre libraire préféré, lisez les quatrièmes de couverture d’ouvrages correspondant à votre genre littéraire, prenez même des notes, comparez, analysez les points communs, le rythme, le style, etc. Idem au cinéma, arrivez à l’heure et ne zappez pas les bandes-annonces. Elles peuvent être d’excellentes sources d’inspiration.
2. Mettez-vous dans la peau du lecteur. Pour la rédaction de votre résumé, prenez du recul, éloignez-vous de votre posture d’auteur. Vous maîtrisez tout de A à Z, forcément, tout vous paraît facile et évident, mais le lecteur, lui, ignore tout de votre histoire, de votre style, de votre univers. Que dire pour le convaincre ? Dégagez les éléments importants de votre livre. Ne gardez que l’essentiel. Répondez à quatre mots clés : qui, quand, où, quels sont les enjeux. Il s’agit de planter le décor, sans trop en dévoiler.
3. Soyez bref. C’est la règle d’or : aller à l’essentiel ! Un texte de 150 mots environ est largement suffisant. L’enjeu est de taille : en quelques secondes à peine, le potentiel acheteur doit se faire une idée. Ayez bien conscience de ce qui fait la force et/ou l’originalité de votre ouvrage. C’est cela qu’il faut réussir à transmettre de façon concise et alléchante. Certains auteurs sont tentés de tout dire, mais ne vous noyez pas (et donc, ne noyez pas le lecteur) dans des détails. C’est rédhibitoire. Faites court !
4. Laissez planer le mystère. Pour capter le lecteur indécis, qui n’accordera que quelques secondes à votre texte, il faut parvenir à un savant dosage entre en dire suffisamment pour intéresser et garder du mystère. L’idée est de mettre l’eau à la bouche aux potentiels acheteurs qui doivent ressentir le besoin irrépressible d’en savoir plus. Gardez en tête qu’un bon résumé est un outil marketing, et que ce n’est absolument pas incompatible avec votre démarche littéraire. Le premier objectif est simple : provoquez l’achat. Si vous en dévoilez trop, vous risquez de ne pas susciter l’intérêt du lecteur. En plus de renseigner sur le contenu et le genre de votre livre, vous devez subtilement évoquer l’intrigue et les personnages principaux, mais sans trop en dire. Vous pouvez aussi par exemple terminer votre texte par des points de suspension ou par une question ouverte.
5. Soignez votre style. Le résumé de la quatrième de couverture est la première porte d’entrée sur votre style. N’ayez donc pas peur d’exprimer votre singularité, votre patte. Veillez à ne pas vous éloigner du ton et de l’ambiance de votre livre. Par exemple, si votre récit est humoristique, soyez drôle dans la quatrième de couverture. S’il est raconté par un personnage à la première personne, rédigez le résumé en respectant le même point de vue. Si vous publiez un polar où les révélations s’enchaînent, appliquez-vous à jouer sur le mystère.
6. Faites relire votre résumé. L’entourage est souvent de bon conseil. Les proches ont un œil neutre et nouveau. Leurs remarques et avis vous seront d’une aide précieuse. Demandez-leur d’être le plus objectif possible et d’être honnête. Dans l’idéal, faites-leur également lire votre livre. Ils pourront ainsi vous confirmer (ou pas) que le contenu est bien en adéquation avec les attentes déclenchées par la lecture du résumé.
Les 6 écueils à éviter
1. Survendre son livre. Stop aux superlatifs ! « Un tour de force », « une référence du genre », etc., etc. Face à la concurrence, il peut être tentant d’abuser de tournures prétentieuses, mais personne n’est dupe. N’en faites pas trop et n’essayez pas de survendre votre livre, c’est inutile. En prime, c’est un signe d’amateurisme et de manque de confiance. Bref, c’est contre-productif.
2. User et abuser de poncifs. Évitez à tout prix les phrases toutes faites et les clichés, qui suggèrent un manque de créativité et d’originalité. Les expressions « se retrouver au pied du mur », « un jour, tout bascula » ou « rien ne sera jamais plus comme avant » sont à éviter. Elles laissent penser que l’auteur a cédé à la facilité et qu’il n’a rien de marquant et de singulier à dire à propos de son intrigue ou de ses personnages.
3. Faire trop long. Oui, oui, on insiste lourdement, mais vouloir tout dire est synonyme d’échec. Prenez le temps de bien sélectionner les éléments à faire apparaître dans votre quatrième de couverture en vous demandant pourquoi vous choisissez de les inclure. S’il y a bien une certitude, c’est qu’un résumé de quatrième de couverture trop long n’est pas lu. Or sa raison d’être est d’être lu pour déclencher des ventes. Raisonnez en publicitaire qui veut capter l’attention : soyez efficace, concis et attractif.
4. Être trop flou sur le contenu. Laisser planer le mystère est important, mais n’en abusez pas non plus. Tout est question de dosage et d’équilibre. Vous devez dévoiler un minimum de contexte et planter suffisamment le décor pour que le potentiel acheteur puisse décider s’il est intéressé ou non. Si c’est le cas, les questions que vous laisserez habilement en suspens lui donneront envie de connaître la suite… et d’acheter ! Ne multipliez donc pas les points d’interrogation et de suspension. Il y a une différence entre ne pas révéler la fin ou tous les rebondissements et ne rien dire du tout. Le risque à rester flou ? Le lecteur est indifférent et passe son chemin.
5. Rester vague sur le genre. Le potentiel acheteur doit comprendre à quel genre littéraire appartient votre livre. Le genre est un repère pour le lecteur. Mieux vaut donc accepter de jouer le jeu. Sinon, le potentiel acheteur risque fort de passer à une autre quatrième de couverture… Se « ranger » dans un genre littéraire n’est pas une contrainte ou une limite. Cela apporte au lecteur une garantie, une promesse de retrouver des éléments et des thèmes qui lui plaisent (par exemple, un monde imaginaire dans les romans de fantasy ou des suspects et des scènes de crime dans un polar). Pour savoir à quoi s’attendre, il faut déjà connaître le genre. Donc, soyez clair avec le potentiel lecteur.
6. Multiplier les détails. C’est simple : tout ce qui n’est pas essentiel et pertinent doit disparaître de votre résumé. Une quatrième de couverture doit être nerveuse, concise, rythmée, attrayante, claire. Elle doit marquer les esprits en un coup d’œil, en quelques secondes. Un mot d’ordre : limitez-vous ! Le lecteur aura tout le loisir et le plaisir de découvrir votre univers dans ses moindres détails plus tard… quand il aura acheté votre livre… grâce à votre quatrième de couverture.
Crédit photo : Freepik
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